Bernard Veys - Mai 2006 - Mondialisation, délocalisation, différents capitalismes, crise du sens, Ethique, … , on peut se demander si certains, pour exorciser leurs peurs, ne confondent pas analyse conceptuelle et réalité !
Nous pouvons imaginer que de tout temps, les Hommes ont cherché à améliorer leur quotidien, minimiser leurs efforts inutiles, comparer, progresser et souvent s’illusionner, c’est nécessaire au progrès. La nature de cette réalité ne change pas, peut-être que simplement, sous la pression d’une offre plus riche, plus accessible et plus diversifiée, elle s’accélère.
Ce n’est pas le changement qui est douloureux, c’est d’y résister !
Et c’est peut être là, que ceux qui ont traversé les favelas, les bidonvilles et les déchetteries sont les mieux « éduqués » à cette vigilance permanente et à cette réactivité créative, nécessaire à la préservation de la vie. Et c’est peut-être d’eux, paradoxe étonnant, que viendront les exemples déclinés en nouvelles méthodes et nouvelles modes !
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Faut-il, alors, tout abandonner, tout quitter pour retrouver cette capacité d’adaptation ? c’est une piste possible qu’il sera difficile de discerner du repli sur soi, c’est une solution, un moyen, pas un besoin.
Mais, observer pour comprendre, communiquer pour élargir notre champ des possibles, synthétiser sans rien perdre du global, structurer pour aller vite, lâcher prise pour laisser notre créativité livrer l’impossible mais réel futur, discerner pour limiter les illusions, partager pour y aller ensemble, mettre l’Homme au cœur de tout, …
Voilà quelques chantiers qui nous obligeront à quitter nos illusions, pour Vivre et jouir pleinement du présent. C’est le paradoxe qui nous anime : joindre l’utile et l’agréable, les performances et la sérénité.
À très bientôt, pour y aller ensemble.
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